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Programme de recherche

URBANATURE

Savoirs et cultures de la biodiversité urbaine (XIXe siècle-XXIe siècle)

Porteurs : Gisèle Séginger (Université Gustave Eiffel & IUF)

  • Année2020
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  • URBANATURE

    Savoirs et cultures de la biodiversité urbaine (XIXe siècle-XXIe siècle)

     

    Description du projet

    L’écologie (dont le mot ou des notions proches sont apparus au 19e siècle) conquiert sa place dans la science au début du 20e siècle et auprès du public dans les années 1960. Mais l’écologie dite urbaine est relativement récente et elle s’est structurée autour de problématiques d’urbanisme et d’infrastructures. Nous aborderons la question sous un autre angle (historique et culturel) et dans une perspective interdisciplinaire (littérature, arts, histoire, histoire des sciences, sciences de la vie) en nous focalisant sur les rapports entre la biodiversité urbaine, ses pratiques et les manières de penser et représenter le vivant. En effet, la littérature et les arts prennent en charge des questionnements qui favorisent la promotion de nouvelles sensibilités, l’éveil des consciences, les transferts de savoirs.

    Alors que bien des études écologiques se font en synchronie, notre programme prendra en compte la dimension historique (de la biologie évolutive et de l’hygiénisme du 19e s. au tournant de l’écologie), les pratiques anciennes (maraîchage, travail des animaux en ville…) ainsi que l’émergence politique du sujet (dans l’anarchisme et le socialisme du 19e s.) afin de comprendre les héritages modernes. Nous aborderons aussi bien une biodiversité positive, ou volontaire lorsque l’homme décide d’y contribuer, voire rêvée (dans les utopies et la science-fiction) qu’une biodiversité sauvage et inquiétante lorsque les catastrophes rendent à la nature des espaces urbains détruits (après Tchernobyl…). Le projet s’appuie sur des institutions qui ont promu culturellement la biodiversité (muséums…) ou l’ont réintroduite en ville : jardins botaniques, zoologiques, d’acclimatation. Ces lieux de savoir et d’exposition ont fasciné écrivains et artistes, facilitant ainsi les transferts entre science et culture.

    Le projet alliera science et art en s’adjoignant un volet créatif (résidences d’écrivains et d’artistes). Il mobilisera des instruments de recherche et de création numériques déjà expérimentés avec l’UMR LIGM (ANR/DFG BIOLOGRAPHES, PEPS ANIMALHUMANITE).

    Il bénéficiera des acquis de nos programmes littérature/sciences du vivant, d’une expérience de l’intersectorialité (sciences humaines/biologie/science vétérinaire), de collaborations public/privé.

    Ce projet de recherche et création à la fois rétrospectif et prospectif – comprendre le passé pour agir – vise un renouvellement des paradigmes afin d’influer sur les cultures d’aménagement du territoire urbain.

    Porteurs et partenaires du projet

    Porteurs : Gisèle Séginger (UPEM)

    Partenaires : Juliette Azoulai (UPEM), Marc Cérisuelo (UPEM), Irène Langlet (UPEM), Alice Leroy (UPEM), Virginie Tahar (UPEM), Carmen Husti (UPEM), Matthieu Moreau (UPEM), Azélie Fayolle (UPEM), Yohann Ringuedé (UPEM), Jonathan Barkate (UPEM), Bénédicte Percheron (UPEM), Philippe Gambette (UPEM), Tita Kyriacopoulou (UPEM), Christophe Degueurce (EnvA), Étienne Bâcle (EnvA), Bénédicte Grimard (EnvA), Nathalie Machon (Muséum national d'Histoire naturelle), Guillaume Lecointre (Muséum national d'Histoire naturelle), Claude Blanckaert (CNRS), Hélène Blais (École normale supérieure), Vincent Julien (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Malik Mellah (Institut d’histoire moderne et contemporaine), Claude Rétat (CNRS), Pascal Duris (Université de Bordeaux), Patrick Matagne (Université de Poitiers)

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