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Projets pluriannuels structurants (PPS) 2011-2013

Programme du PPS

La mise en scène théâtrale et les formes sonores et visuelles : emprunts esthétiques et techniques
Porteur : LISAA EA-4120

 

Partenaires impliqués : CRI (Centre de recherche sur l’intérmédialité, Montréal, Jean-Marc Larrue), GRAFICS (Groupe de recherche sur l'avènement et la formation des institutions cinématographique et scénique, Montréal, André Gaudreault), BHVP (Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, Emmanuelle Toulet), INA (département recherche INA sup, Daniel Teruggi), AFF-CNC (Archives françaises du film, Béatrice de Pastre) C. F. (Cinémathèque française, Joël Daïre)

 

Objectifs du projet 

Au niveau de l’UPEMLV : développement du « Pôle images » ; renforcement des activités des épiques du FTD et du CCAMAN du LISAA à travers un projet mené conjointement et qui pourrait associer d’autres laboratoire de l’UPEMLV, plus particulièrement le LATTS.

Au niveau national : soutenir et pérenniser les collaborations entre l’UPEMLV et les institutions patrimoniales françaises ; structurer le réseau de chercheurs français et doctorants travaillant dans le domaine de l’interdépendance entre anciens et nouveaux média.
Au niveau international : consolider les relations avec le CRI et le GRAFICS de Montréal


Bref exposé du projet et des ses des objectifs théoriques
Ce  projet  interdisciplinaire  se  donne  un  double  objet  de  recherche :  une  collection d’archives de la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (le fonds « Relevés de mises en  scène  dramatiques »)  et  des  archives  conservées  dans d’autres institutions patrimoniales (AFF, INA, CF)  dans le même  domaine : la mise en scène. Le fonds « Relevés de mises en scène dramatiques » couvre la période qui va de la fin du XIXe  siècle à 1946, période qui a été témoin de mutations importantes dans les domaines de la technologie, de l’information et de la communication et de leur inévitable lien entretenu avec les arts du spectacle. Les travaux de Patrice Flichy, Erkki Huhtamo Lev Manovich,  Carolyn  Marvin,  Jonathan  Sterne  et  d’autres  sur  l’interdépendance  entre nouveaux  et  anciens  média  ont  montré  que  des  formes  et  techniques  marginalisées réapparaissent en tant qu’éléments de base de la création  numérique. Leurs études ont, sans nul doute, apporté un  nouveau souffle aux recherches sur  les  dispositifs audio- visuels du passé car elles ont permis non seulement de (re)découvrir des images et des sons  du  passé,  mais  également  d’en  établir  leur  résurgence  dans  les  « nouveaux » dispositifs. Ces  recherches témoignent de formes qui appartiennent au présent autant qu’elles  appartiennent  au  passé.  Cependant,  force  est  de  constater  que  même  ces nouvelles histoires négligent l’apport dès la fin du XIXe  siècle de la mise en scène théâtrale moderne. L’introduction dans la pratique théâtrale de dispositifs visuels et sonores a contribué à la fixation des concepts de transport du son de l’image ; de point d’écoute et point de  vue ; d’immersion ; d’interactivité entre corps et machine, d’illusion de voir l’invisible par l’écoute  acousmatique et par les projections ; l’illusion de la capture du réel par sa mise en « boîte », sa mise en scène. Des concepts qui trouvaient  leur  correspondance  dans  les  dispositifs  allant  de  la  lanterne  magique,  le Théâtrophone, le cinématographe et plus tard la radio, le cinéma, la télévision dans leur forme aussi bien analogique que numérique. Même si cette période expérimentale ne s’est déployée  que  sur  quelques  décennies,  elle  présente  nombre  de  similitudes  avec  les pratiques actuelles : d’où l’intérêt d’y revenir grâce à ce projet. En effet, ces mises en scène appartiennent à une phase où l’imaginaire autour de ces concepts a rendu possibles leurs différentes   évolutions.   Par   leur   développement,   des   médias   ont   trouvé   d’autres possibilités et ont crée parfois à leur tour un nouveau média ou bien ils ont retrouvé des pratiques  du  passé.  Ainsi, le fonds « Relevés de mises en scène dramatiques » conservé par la BHVP et sa  mise  en  relation  avec  d’autres  fonds  d’archives  cinématographiques,  télévisuelles, radiophoniques – (AAF, INA, CF, etc.) peut constituer l’objet valise (Patrice Flichy, 1995) offrant l’un des accès à la genèse de ces  concepts théoriques.


Axes de recherche

Compte  tenu  des  premières  investigations  destinées  à  évoluer, léquipe du  LISAA et les partenaires impliqués dans le PPS poursuivront ces objectifs scientifiques à partir des axes de recherche suivants :

- Linterdépendance entre nouveaux et anciens média
- La circulation des pratiques esttiques et techniques grâce aux   formes mixtes
- Théâtre et spectacle populaire
- Limage dans la mise en scène
- Lémergence dun nouveau spectateur
- Les conceptions du spectateur pratiquées par les œuvres
- Les technologies sonores pour la mise en scène du son et de la musique
- L'image du corps dans la représentation : des archives aux collections contemporaines



Colloque de Cerisy - les spectacles populaires : Formes, dispositifs, diffusion (1870-1945)

Projet pluriannuel structurant
"La mise en scène théâtrale et les formes sonores et visuelles :
emprunts esthétiques et techniques"

Du mercredi 1er au dimanche 5 octobre 2014
Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle
Le Château, 50210 Cerisy-la-Salle, France
Tél : 02 33 46 91 66
Fax : 02 33 46 11 39


Ce colloque interdisciplinaire se situe dans le prolongement des travaux engagés sur le fonds de l’ART (Association des Régisseurs de Théâtre) à partir du colloque inaugural tenu à Cerisy en 2013 sur "La mise en scène théâtrale et les formes audio-visuelles".

Catalogué dans le cadre du PPS (Projet Pluriannuel Structurant) porté par l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée, le LISAA (UPEM, EA 4120) en partenariat avec le CRI (Université de  Montréal) et en collaboration avec la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, ce fonds  peut être considéré comme un observatoire privilégié pour aborder la notion de spectacle populaire, parfois discréditée en raison de la hiérarchie sociale et culturelle qu’elle peut présupposer.

La période envisagée (1870-1945) fait au contraire apparaître la place centrale de ces spectacles qui jouent un rôle fondamental dans le métissage des arts et des genres: un peu avant Craig, Maeterlinck et Jarry voient dans la marionnette l’acteur idéal, Apollinaire et Cocteau puisent dans les arts du cirque et dans le théâtre de Boulevard, le cinéma de Méliès et celui de Hollywood empruntent au théâtre. Loin de conforter les frontières et les hiérarchies artistiques, esthétiques ou génériques, ces métissages les bousculent, au contraire, se faisant ainsi le moteur de la création et de l’innovation artistiques.

Ce colloque envisagera 1) les différentes formes de spectacles populaires (pièces de théâtre, opéras bouffes, opérettes, musiques de scène, mais aussi spectacles mixtes, revues, lanterne magique, cinéma forain...); 2) les dispositifs spécifiques au théâtre, leur évolution technologique, les phénomènes d’intermédialité; 3) la géographie des salles de spectacle parisiennes et leur répertoire, en corrélation avec la question du public, les tournées à l’étranger (Etats-Unis, Canada, Russie...), l’exploitation publicitaire de ces spectacles (cartes postales d’acteurs et de spectacles, programmes, presse).

Programme


Contacts : Pascale Alexandre, Marc Cerisuelo et Martin Laliberté

Comité scientifique : Pascale Alexandre (UPEM), Marc Cerisuelo (UPEM), Jeanyves Guérin (Paris3- Sorbonne Nouvelle) , Martin Laliberté (UPEM), Jean- Marc Larrue (Université de Montréal), Geneviève Mathon (UPEM),  Catherine Naugrette (Paris3- Sorbonne Nouvelle), Giusy Pisano (Ecole nationale supérieure Louis- Lumière)

Atelier International - L’autre coprésence – Les révélations des relevés de mise en scène (En Europe et en Amérique du Nord)

Projet pluriannuel structurant
"La mise en scène théâtrale et les formes sonores et visuelles :
emprunts esthétiques et techniques"


Les 13, 14 et 15 juin 2014
Montréal, Canada - Université de Montréal

CRIalt, CRILCQ, IRCAV, LISAA

Programme

L’idée de coprésence physique du spectateur et de l’acteur lors de l’événement théâtral est aujourd’hui si liée à l’épistémè du théâtre qu’on a peine à distinguer l’une de l’autre. Érigée en  qualité « essentielle » du théâtre (Gouhier, 1943), la coprésence assurait aussi sa supériorité ontologique sur les grands médias électriques (cinéma, radio, télévision, disque) qui le concurrençaient. Dès son origine et pendant plus d’un demi-siècle (Phelan, 1993), la coprésence aura ainsi été définie et comprise en opposition à la médiation technologique (du micro, de la caméra) afin de faire du théâtre l’ultime refuge de  « la culture pure et authentique » (Boenisch). Il aura fallu attendre l’arrivée massive des technologies  numériques de reproduction du son et de l’image sur scène pour que le principe de coprésence soit remis en cause (Auslander, 2000) et par là-même le statut de la scène comme espace de « relations sans médiation ».

L’atelier scientifique international  « L’autre coprésence : les révélations des relevés de mise en scène (en Europe et en Amérique du Nord) » participe de cette remise en question fondamentale mais en ouvrant une autre perspective. Si la coprésence physique de l’acteur et du spectateur est une caractéristique dominante de la pratique théâtrale actuelle et passée, une autre coprésence s’impose sur les scènes depuis la fin du XIXe siècle : celle de l’acteur et des technologies qui médiatisent son corps, sa voix et l’environnement dans lequel le personnage qu’il incarne évolue. Peu analysée, sous-documentée, largement occultée par le discours essentialiste qui domine le XXe siècle théâtral, cette deuxième coprésence, aussi physique que la première, ne se limite pas à quelques expérimentations spectaculaires, aux audaces des avant-gardes ou à des pratiques  marginales, on la trouve très fréquemment sur toutes les scènes, des plus prestigieuses, aux plus populaires.

Nous partons de l’hypothèse que, si la critique et l’histoire ont fait un si faible écho à cette autre coprésence, c’est qu’elles adhéraient globalement au discours essentialiste dominant dont elles se faisaient l’écho. Voilà pourquoi les participants à l’atelier utiliseront  comme base de leur investigation, non pas des archives postérieures aux productions étudiées - comptes rendus critiques, analyses historiques, mémoires et souvenirs -, mais les relevés des mises en scène.  Ces documents détaillent, selon des modalités variables dans le temps et dans l’espace, la conduite pratique du spectacle, ses composantes et le rôle précis qu’y jouent les technologies en interaction avec le jeu dramatique. L’intérêt grandissant pour ces documents de première main, dont l’accès se trouve largement facilité, en Europe comme en Amérique du Nord, par la numérisation des collections, s’explique par la qualité et l’abondance des informations qu’ils fournissent et qui permettent de dégager un tableau de la pratique scénique plus près de la réalité de ceux et celles qui y participaient, un tableau sensiblement différent de celui qu’en offrent critiques et historiens.

La production des relevés de mise en scène demeure une pratique usuelle jusqu’au milieu du XXe siècle. L’atelier se concentrera donc sur une période de 75 ans, qui va de l’apparition des premières technologies de reproduction électrique du son et de l’image  (1880) aux années 1950.

En plus de démontrer l’importance de cette autre coprésence en Europe et en Amérique du Nord (Canada, États-Unis) pendant cette période, l’atelier en révélera les diverses modalités, en identifiera les principaux agents et en analysera les effets, tant sur les processus de création théâtrale que sur l’évolution de l’esthétique des spectacles (ce qui inclut la dramaturgie et le jeu) et sur le fonctionnement de l’institution.

Il contribuera ainsi à « la réécriture nécessaire et urgente de l’histoire du théâtre » (Mervant-Roux),  soulignant sa dimension d’hypermédia (Kattenbelt) – le théâtre comme média de médias -  et la transmédialité (Wolff) de ses effets scéniques. Ces derniers seront analysés dans leur spécificité ainsi que dans la relation possible avec d’autres formes artis-tiques : musicales, radiophoniques, cinématographiques, télévisuelles, phonographiques.

Cet atelier s’inscrit dans un vaste chantier de recherche sur la mise en scène et les technologies de reproduction sonore et visuelle lancé par le LISAA (Laboratoire sur les Littératures, les Savoirs et les Arts de l’Université Paris-Est) et le CRIalt (Centre de recherches intermédiales sur les arts, les lettres et les techniques de l’Université de Montréal) en 2011. L’organisation de cet atelier est le résultat d’un partenariat qui, en plus du CLISAA et du CRIalt, regroupe le CRILCQ (Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises - Université de Montréal, Université Laval, UQAM) et l’IRCAV (Institut de recherche sur le cinéma et l’audiovisuel - Paris 3 Sorbonne Nouvelle) et l’École nationale supérieure Louis-Lumière.

Programme

Contacts: Giusy Pisano, Ecole nationale Louis-Lumière - IRCAV et Jean-Marc Larrue, Université de Montréal CRIalt/CRILCQ

Colloque de Cerisy - La mise en scène théâtrale et les formes audio-visuelles : emprunts esthétiques et techniques

Projet pluriannuel structurant
"La mise en scène théâtrale et les formes sonores et visuelles :
emprunts esthétiques et techniques"


Du 19 au 23 juin 2013

Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle
Le Château, 50210 Cerisy-la-Salle, France
Tél : 02 33 46 91 66
Fax : 02 33 46 11 39

L’émergence de la mise en scène théâtrale moderne est intimement liée aux mutations technologiques, médiatiques et sociologiques qui accompagnent l’industrialisation du monde occidental au tournant du XXe siècle. L’histoire du théâtre croise en effet à cette époque les trajectoires de dispositifs visuels et sonores aussi divers que la lanterne magique, le phonographe, le téléphone, le théâtrophone et le cinématographe. L’hybridité des médias est alors régulièrement mise au service de la pratique théâtrale, que ce soit pendant la conception du spectacle (André Antoine répétant avec un phonographe), sa
représentation (Sacha Guitry introduisant des projections et faisant jouer des disques) ou sa notation (les régisseurs conservant des photographies de scène). On ne compte pas non plus les adaptations de pièces de théâtre pour le cinématographe et, plus tard, pour la radio et la télévision. Au moment où les technologies numériques font écho à des formes mixtes apparues il y a plus d’un siècle avec l’électricité, il faut réinscrire l’histoire des arts de la scène dans un contexte culturel plus large, en analysant en particulier les liens qui se tissent avec d’autres dispositifs médiatiques.
C’est l’objectif de ce colloque qui sera l’aboutissement d’un long travail de collaboration entre archivistes et chercheurs autour d’un fonds précieux de relevés de mises en scène dramatiques antérieures à 1945 et en coopération avec plusieurs institutions patrimoniales. La dernière journée consacrée aux travaux du groupe de recherche "Cinéma, théâtre, émancipation", dirigée par David Faroult et Olivier Neveux sera l’occasion de présenter une étape de ses travaux à l’issue de sa quatrième année de réunions régulières.

Programme et inscription au colloque

Sous la direction de Jean-Marc Larrue et Giusy Pisano
Organisé par Vivien Sica et Stéphane Tralongo

 

Journée d'études : Scènes en lumière. Écritures et esthétiques de l'électricité

Projet pluriannuel structurant
" La mise en scène théâtrale et les formes sonores et visuelles
 : emprunts esthétiques et techniques "

LISAA - EA4120
Scènes en lumière. Écritures et esthétiques de l'électricité
Samedi 12 octobre 2013, Université Paris-Est Marne-la-Vallée

APPEL A CONTRIBUTION

Comité scientifique :
Jean-Marc Larrue (Université de Montréal), Marie-Madeleine Mervant-Roux (CBRS), Isabelle Moindrot (Université Paris 8), Giusy Pisano (ENS Louis-Lumière), Vivien Sica (Université Paris-Est Marne-la-Vallée), Sylvie Thouard (Université Paris-Est Marne-la-Vallée), Stéphane Tralongo (Université Paris-Est Marne-la-Vallée) et Éric Vautrin (Université de Caen Basse-Normandie)