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Programmes hébergés par la FMSH

PROGRAMME CADRE

Littérature et savoirs du vivant –  XIXe-XXe siècles

Programme de recherche du LISAA hébergé par la Fondation Maison des Sciences de l’Homme de Paris

Ce programme de l’équipe « Littératures, Savoirs et Arts » (LISAA – EA 4120) de l’université Paris-Est hébergé par la Fondation Maison des sciences de l’homme de Paris s’insère dans le cadre général du programme « Savoirs littéraires, savoirs scientifiques » (réseau national des MSH piloté par la MISHA de Strasbourg sous la direction de Christine Maillard).

Le programme « Savoirs du vivant » s’organise autour de deux axes : la formation des modèles de pensée et des représentations du vivant, les transferts épistémiques entre les disciplines (sciences du vivant, textes littéraires et historiographiques). La circulation interdisciplinaire de modèles de pensée au XIXe siècle crée un espace de production à l’intersection des disciplines : les représentations culturelles du vivant s’y développent grâce aux analogies, aux déplacements, aux transformations. Les savoirs dérivés des sciences du vivant ou élaborés dans leurs marges ont marqué la pensée historique, politique et sociale.

Dans une perspective génétique et épistémocritique, il s’agit d’étudier dans certains manuscrits scientifiques du XIXe siècle (conservés dans les collections publiques) la formation des représentations du vivant, le rôle de la rhétorique voire de la fiction dans l’écriture scientifique puis les procédés littéraires et les réagencements thétiques qui permettent le transfert des modèles de pensée et des représentations scientifiques vers d’autres contextes. Nous repérerons des échangeurs épistémologiques, c’est-à-dire les points de rencontre entre des rationalités différentes, les points de conversion du savoir en fiction, ou à l’inverse d’une représentation culturelle en savoir scientifique. Comment s’effectue le passage d’un ordre à un autre (d’une idée scientifique à un principe de composition narrative par exemple) ? Quels sont les implications Dans le cadre de ce programme, un réseau interMSH, VIVANLIT - Penser le vivant, fonctionne depuis janvier 2013.

Coordination : Gisèle Séginger (LISAA – Université Paris-Est/Marne-la-Vallée)

L’équipe : Claire Barel-Moisan (CNRS-Lyon) ; Christine Baron (université de Poitiers) ; Niklas Bender (Université de Tübingen) ; Claude Blanckaert (CNRS – Centre Alexandre Koyré), conseiller scientifique ; Laurence Dahan-Gaida (Université de Besançon) ; Betül Dilmac (université de Fribourg) ; Pascal Duris (université de Bordeaux I), conseiller scientifique ; Marc Föcking (université de Hambourg) ; Henning Hufnagel (Université de Fribourg) ; Thomas Klinkert (Université de Fribourg) ; Olav Krämer (Université de Fribourg) ; Muriel Louâpre (Université Paris-Descartes) ; Hugues Marchal (Université de Bâle) ; Bertrand Marquer (Université de Strasbourg) ; Michel Pierssens (Université de Montréal), conseiller scientifique ; Ivanne Rialland (LISAA – Université Paris-Est/Marne-la-Vallée) ; Monika Schmitz-Emans (Université de Bochum) ; Michael Soubbotnik (LISAA – Université Paris-Est/Marne-la-Vallée) ; Norioki Sugaya (Université de Rikkyo – Tokyo) ; Laurence Talairach-Vielmas (université de Toulouse-Le Mirail) ; Nicolas Wanlin (Université d’Arras) ; Florence Vatan (Université de Madison).

PROGRAMMES RATTACHÉS

Penser le vivant : les échanges entre littérature et sciences de la vie
(de la fin du XVIIIe siècle à l’époque contemporaine) VIVANLIT

Ce projet a été sélectionné dans le cadre de l’Appel à projets 2012 « Soutien aux programmes de recherche interdisciplinaires, intersectoriels, inter-MSH ». Il s’intègre dans le programme de la Fondation Maison des sciences de l'homme » (http://www/fms.fr/fr/c/1317).

Le projet VIVANLIT s’organise autour d’un axe interdisciplinaire – les relations entre sciences du vivant et littérature – et il associera des littéraires, des spécialistes d’épistémologie et d’histoires des sciences mais aussi des biologistes. En outre, il tiendra compte de la circulation des idées et des textes entre la France, l’Allemagne et l’Angleterre, importante à partir de la fin du xviiie siècle.

 MSH associées au projet

Fondation Maison des sciences de l’homme de Paris (FMSH), Maison des Sciences de l’Homme-Alsace (MISHA), Maison des Sciences de l’Homme Lorraine, Maison des Sciences de l’Homme Claude Nicolas Ledoux, Besançon (MSHE), Maison des Sciences de l’Homme de Dijon (MSH-Dijon), Maison des Sciences de l’Homme et de la Société de Poitiers (MSHS-Poitiers), Maison des Sciences de l’Homme et de la Société de Toulouse (MSHS-T).

Laboratoire(s) hors SHS impliqués dans le projet

Laboratoire de Génétique Moléculaire, Génomique, Microbiologie (GMGM-UMR 7156) de l’Université de Strasbourg – directeur : Serge POTIER, Institut Jacques Monod – UMR 2027 – directeur : Giuseppe BALDACCI – collaborateur du projet VIVANLIT : Jean-Marc GALAN.

Coordinatrices : Christine Maillard et Gisèle Séginger

Equipe : Catherine Allamel-Raffin, Christine Baron, Niklas Bender, Aurélie Choné, Laurence Dahan-Gaida,Jean-Marc GALAN,Thomas Klinkert,Véronique Liard, Hugues Marchal, Serge Potier, Michaël Soubbotnik, Laurence Talairach, Stéphane Vuillleumier, Nicolas Wanlin, Françoise Willmann

 

 Temps biologique, temps historique
Transferts et transformations des modèles
dans la littérature du XIXe siècle

 Accès au site internet dédié

Programme franco-allemand LISAA/FMSH/Université de Tübingen

Projet coorganisé avec le Forum scientiarum (responsable : Niels Weidtmann) et l’université de Tübingen (Niklas Bender).

Objectifs du projet scientifique : Ce programme de deux années fondé sur une collaboration franco-allemande – Université Paris-Est/Marne-la-Vallée/FMSH et université de Tübingen – se donne pour objectif d’étudier l’implication dans les textes littéraires du XIXe siècle de modèles de pensée et de représentations du temps empruntés à deux domaines scientifiques différents : l’histoire et la biologie (ou plus largement les sciences naturelles à une époque où le périmètre de la biologie est en cours de constitution).

Les rapports entre la littérature et la biologie ont été peu abordés par la critique littéraire, alors que les relations entre science et littérature dans leur généralité intéressent de plus en plus les chercheurs et que des travaux ont été publiés sur l’utilisation des mathématiques ou des sciences de la matière. A fortiori le croisement des modèles historiques et biologiques dans les textes littéraires est-il peu connu de même que les échanges franco-allemands sur cette question.

Biolographes
Création littéraire et savoirs biologiques au XIXe siècle

 

 

Projet sélectionné par l’ANR/DFG

Accès au site internet dédié

Durée du projet : 36 mois

Résumé

Le mot « biologie » inventé au début du XIXe siècle simultanément en Allemagne et en France (par Treviranus et Lamarck) marque la formation d’un nouvel objet d’étude qui suscite aussitôt l’engouement des spécialistes d’autres disciplines et des écrivains. La littérature française s’empare très vite des savoirs biologiques, les utilise de manière plus ou moins fiable, les commente, les prolonge et y trouve des thèmes et des formes, participant ainsi à leur promotion en un fait culturel global, par des discours qui ont, à leur tour, infléchi la réception et, parfois, la pensée des savants eux-mêmes. C’est cette circulation des savoirs que nous voulons aborder dans ce projet qui se focalise sur les savoirs provenant de la biologie, tant parce que l’invention du terme signale l’émergence d’une nouvelle conscience disciplinaire (en rupture avec l’ancienne « histoire naturelle »), que parce que nous touchons ainsi aux transformations d’un savoir fondamental, lié à la conceptualisation même du vivant, là où la recherche existante a privilégié d’autres savoirs (physique, mathématiques, médecine, géologie) ou l’irruption de la technique. Biolographes entend ainsi combler un manque majeur, pour livrer sur l’impact des savoirs biologiques dans la création littéraire française du XIXe siècle une étude de référence, élaborée du point de vue d’une critique littéraire ouverte à l’interdisciplinarité, et destinée tant aux spécialistes de la littérature qu’aux historiens de la culture et des sciences. À cette fin, nous nous proposons d’apporter un inventaire inédit et représentatif d’œuvres littéraires se confrontant aux savoirs biologiques, en prenant en compte auteurs majeurs et minores, textes publiés, et écrits privés ou avant-textes. Ces documents feront l’objet d’analyses textuelles et d’études de masse, avec un triple objectif :

- comprendre les canaux et les modalités de diffusion de ces savoirs auprès des écrivains,

- analyser l’usage et la fonction des savoirs biologiques au sein des œuvres, sous un angle thématique (de quoi parlent-ils, avec quelles inflexions épistémologiques ?), pragmatique (pour quels effets ?) et formel (quels sont les processus de littérarisation, la productivité narrative ou poétique, les effets structurants de ces savoirs ?) ; cela présuppose aussi l’identification des enjeux idéologiques et rhétoriques de ces savoirs (le recours à la biologie sert des argumentations plus larges, de nature philosophique, raciale, politique et esthétique).

- modéliser les coïncidences ou les décalages temporels et conceptuels entre histoire des sciences et littérature.

Le choix de présenter le projet au titre des programmes franco-allemands est justifié par la nature de notre objet. Car sans préjuger d’autres influences étrangères, souvent mieux étudiées (celle de Darwin par exemple), cette étude ne saurait être menée sans prendre en compte l’impact considérable des scientifiques allemands (Haeckel en particulier) sur les écrivains français.

Le projet Biolographes se propose de combler une lacune dans l’étude des relations entre littératures et savoirs par une étude de référence sur la littérature et les savoirs biologiques, destinée à la fois à des spécialistes de littérature mais aussi à des spécialistes d’histoire des sciences ou plus largement à un public curieux de la genèse et de l’histoire des représentations culturelles dominantes au XIXe siècle. Le programme comportera à la fois un travail d’inventaire et d’établissement des corpus (à mettre à disposition du public sur le site Internet), et un travail d’analyse des textes et d’interprétation qui aboutira à la rédaction d’un ouvrage important et un colloque final (qui aura été précédé par des journées d’étude).

Coordination : Thomas Klinkert (université de Fribourg) et Gisèle Séginger (Fondation Maison des Sciences de l’Homme de Paris et université Paris-Est/Marne-la-Vallée).

 

 

4 et 5 décembre 2014

Réseau inter-MSH VIVANLIT – Penser le vivant

Les échanges entre littérature et sciences de la vie de la fin du XVIIIe siècle à l’époque contemporaine

Coordination : Christine Maillard et Gisèle Séginger

 COLLOQUE

Coordination : Gisèle Séginger

 Jeudi et vendredi 4 et 5 décembre 2014

Fondation Maison des Sciences de l’Homme de Paris

190, avenue de France 75013 Paris - Salle 5

Vulgarisation et médiation scientifique

 Jeudi 4 décembre

8 h 30 – Accueil des participants

9 h – Ouverture

9 h  3 - Science et culture

Présidence : Gisèle Séginger

Andrée Bergeron (centre Koyré - EHESS - CNRS - MNHN) : « Retour sur la catégorie médiation scientifique »  

Christophe Garrabet : « Raconter les savoirs. Les récits de vulgarisation scientifique dans la seconde moitié du XIXe siècle »

Carmen Husti : « Jules Verne : vulgarisateur de l’histoire naturelle dans Voyage au centre de la terre »

Claire Lissalde (INSERM) : « Genèse de l’exposition Science/Fiction, voyage au cœur du vivant. Science et littérature : mélange des genres »

14 h - La science se livre

Présidence : Jean-Marc Galan

Serge Potier (université de Strasbourg) : « Les génomes et l’évolution des espèces »

Stéphane Vuillemier (université de Strasbourg) : « Les lettres de l’ADN – science et fiction »

Ludovic Jullien (ENS/UPMC) : « Le langage de la biochimie »

Pierre Veinante (Institut des Neurosciences Cellulaires et Intégratives (INCI), CNRS UPR 3212) : « Le cerveau : un livre d’images »

  Vendredi 5 décembre

9 h 30 - Enjeux idéologiques ou éthiques de la vulgarisation

Présidence : Claude Blanckaert

Sarah Billaut (centre Koyré) : « Fixité ou transformation des espèces dans le Dictionnaire des sciences physiques et naturelles de Louis-François Jéhan de Saint-Clavien (1857) –  Enjeux d’une vulgarisation apologétique autour d’un débat scientifique controversé »

Carole Reynaud-Paligot (Paris I) : « La circulation du concept de race au XIXe siècle »

Sébastien Lemerle (université Paris-Ouest) : « Les mues du reptile. Les métaphores dans les discours de vulgarisation, entre cognitif et social »

Catherine Allamel-Raffin (université de Strasbourg – IRIST) – « L’enseignement moral des mises en scène fictionnelles de la maîtrise du vivant relève-t-il de l’ordre de la vulgarisation » ?

14 h - Le vivant réinventé

Présidence : Catherine Allamel-Raffin

Françoise Oliver-Utard (université de Strasbourg – IRIST) : « Never Let Me Go de Kasuo Ishiguro (2005) : un conte philosophique sur le clonage humain »

Laurence Dahan Gaida (université de Franche-Comté) : « Le gène du bonheur : génomarketing et transhumanisme dans Générosité de Richard Powers »

Sandrine Chiri (Université Paris-Est Marne-la-Vallée – LISAA) : « Les monstres biotechnologiques dans la saga Vorkosigan, une exploration des frontières humaines »

16 h - Les transmutations du savoir 

Présidence : Christine Maillard

Patrick Née (université de Poitiers) : « L’essai chez Lorand Gaspar : sciences et poésie »

Françoise Willmann (université de Lorraine) : « Une tentative de médiation au XXIe siècle. Les romans scientifiques de l’éditeur Axel Dielmann »

Fabienne Soldini (université Aix-Marseille/CNRS) : « Le polar macabre, connaissance vulgarisée de la mort »

Christine Baron (université de Poitiers) : « De la mort cellulaire au discours sur la fin de vie ; discours scientifique et médiations littéraires »

Philippe Gambette (université Paris-Est Marne-la-Vallée – IGM) : « De l’arbre des espèces à l’arbre de mots, un outil d’analyse textuelle né sur un blog de vulgarisation »

Les génomes et l’évolution des espèces

Rencontre-débat avec Serge POTIER

Professeur en sciences de la vie
Vice-président délégué aux Investissements d’avenir
Université de Strasbourg

organisée dans le cadre du programme inter-MSH VIVANLIT (Penser le vivant : les rapports entre littérature et sciences de la vie de la fin du dix-huitième siècle à nos jours)

MARDI 18 mars 2014 à 18h, Salle Europe de la MISHA

ENTRÉE LIBRE

MISHA 5, allée du Général Rouvillois à Strasbourg, Campus Esplanade

 Les génomes et l’évolution des espèces

 La génétique est une science expérimentale récente dont les développements ont réellement débuté au début de vingtième siècle avec la redécouverte des lois de Mendel. Le développement de la connaissance de l’ADN et de son rôle débute dans la deuxième moitié du siècle pour aboutir au cours des 20 dernières années à la connaissance détaillée du contenu des génomes et donc de leur rôle. Partant de ces jalons historiques, la conférence abordera l’apparente contradiction entre la stabilité des génomes et l’évolution des espèces, les paradoxes de l’ADN et de la diversité de son message malgré un alphabet de seulement 4 lettres, les enjeux, les défis et les limites de la connaissance des génomes.

 

Les lettres de l’ADN : science et fiction

Rencontre-débat avec Stéphane VUILLEUMIER

Professeur à l’université de Strasbourg

organisée dans le cadre du programme inter-MSH VIVANLIT (Penser le vivant : les rapports entre littérature et sciences de la vie de la fin du dix-huitième siècle à nos jours)

Mardi 25 mars 2014 18h, Salle Europe de la MISHA

ENTRÉE LIBRE

MISHA 5, allée du Général Rouvillois à Strasbourg, Campus Esplanade

 Les lettres de l’ADN : science et fiction

La vie sous forme cellulaire est le seul mode de vie connu dans l’univers. Grâce aux avancées technologiques, les scientifiques en font aujourd’hui une analyse toujours plus fine au niveau moléculaire. Partant d’un survol synthétique de sa pratique en microbiologie appliquée aux thématiques environnementales, l’intervenant se propose d’esquisser quelques pistes de réflexion sur ce que le « texte ADN » peut raconter à propos des écosystèmes, un nouveau terrain d’application des approches de séquençage ADN aujourd’hui.

Colloque : La forme à la croisée de l'esthétique et du vivant

Colloque La forme à la croisée de l'esthétique et du vivant

organisé les 5 et 6 décembre 2013

Programme inter-MSH VIVANLIT (Penser le vivant : les rapports entre littérature et sciences de la vie de la fin du dix-huitième siècle à nos jours)
Programme soutenu par le réseau national des MSH et l'INSHS.

Ces deux journées d'études auront lieu à l'Université de Franche Comté U.F.R. Sciences du Langage, de l'Homme et de la Société - 30, rue Mégevand - 25030 Besançon - Salon Préclin

Programme
Contact : Laurence Dahan Gaida

Journées d'études programme inter-MSH - VIVANLIT

Imaginaire et écriture scientifique, la quête du vivant entre sciences et littérature (XVIIIe-XXe siècle)


Programme inter-MSH VIVANLIT (Penser le vivant : les rapports entre littérature et sciences de la vie de la fin du dix-huitième siècle à nos jours)
Programme soutenu par le réseau national des MSH et l'INSHS.

Ces deux journées d'études auront lieu à la Maison Interuniversitaire des Sciences de l'Homme à Strasbourg les jeudi 26 et vendredi 27 septembre 2013.
5, allée du Général Rouvillois - Strasbourg
Campus Esplanade - salle table ronde

Programme

Contact: Gisèle Séginger et Christine Maillard