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De la vérité en histoire ou la blessure du temps (2015)

Les peuples heureux n'ont pas d'histoire; l’écrire rend-il les autres malheureux ? La blessure du Temps fut le châtiment des humains après la Faute. Jetés dans « l’ère successive », ils ont dû en rapporter les moments pour déclarer la Vérité des origines et des fins dernières. L’histoire biblique et la chrétienne ont suivi, mais différemment, ces injonctions. Au XVIe siècle, une effloraison d’historiens nouveaux a rappelé sur terre l’histoire: on écrirait celle des hommes selon ses propres lois, le Progrès deviendrait la Vérité de l’avenir relancé. Aujourd’hui, pourquoi l’histoire? Les historiens ne croient plus à la vérité, mais à l’exactitude: ils redressent les faits, œuvrant ainsi avec d’autres pour inventer l’utopie à venir.

Introduction. La perte de la vérité

Prélude : la blessure originelle
Le temps avant le temps : le moment de la séparation
La blessure du « désir curieux »
La blessure de la conscience : naissance du sujet
La blessure du temps
L'histoire

I. Le temps chrétien : la force de Dieu
La nouvelle donne
Le temps suspendu : le voyage immobile
L'Histoire et les histoires
« L'ennui » : relancer la marche du temps
Le « Progrès » ?

II. Le temps laïcisé : la force des choses
Le débat de la vérité
La vérité : théologie ou expérience ?
Le regard de la curiosité
L’histoire-tableau, la peinture et la mystique
Le temps morcelé : l’irruption des faits divers
La perte de l’origine
Le « fil » de l’histoire : la continuité secrète
Les philosophies de l’histoire : La Popelinière contre Bodin
Comment on écrit l’histoire : le retranchement

III. L’histoire aujourd’hui : déni et défi
L’histoire vraie et « l’histoire véritable »
L’Historien et sa « bonne foy »
Histoire d’une déperdition
L’histoire et les « jeux de vérité »
L’histoire au présent, l’histoire éclatée
« Présentisme », présent et passé
L’histoire : l’invention de la vérité
Éloge de l’utopie

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