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Actualité scientifique

23 octobre 2017

REPRESIÓN FRANQUISTA Y EXILIO: FIGURAS Y MEMORIAS

Jornada de estudios internacional EMHIS

 

Université Paris-Est Marne-la-Vallée,

Aula (Auditorium Georges Perec)

Moderador: Claudio Rodríguez Fer, Escritor y Director de la Cátedra Valente de la Universidade de Santiago de Compostela

  • 11H. Christine Delfour, EMHIS, UPEM: « Andanzas de un periodista francés por la Galicia represaliada »
  • 11H15. María Lopo, ensayista y Dra. por la Universidad Haute Bretagne-Rennes 2: « María Casares, memoria viva de una actriz exiliada »
  • 12H. Marie-Blanche Requejo Carrió, EMHIS, UPEM: « Manuel de la Escalera: una voz silenciada en las letras españolas. »
  • 12H30. Claudie Terrasson, EMHIS, UPEM: « José Ángel Valente: memorias poéticas de un niño de la guerra»
  • 12H45. Debate

20 octobre 2017

Rencontre autour de La Bibliothèque des voix

à l'espace Des femmes

5 rue Jacob, 75006 Paris, métro Saint-Germain-des-Prés.

Dans le cadre du programme "Visibilité et invisibilité des savoirs des femmes" et des activités du laboratoire d'écriture, nous vous invitons à participer à une rencontre à l'espace Des femmes le vendredi 20 octobre à 14h30, autour de la collection "La Bibliothèque des voix" des éditions Des femmes, qui fut la première collection française de livres audio. Celle-ci est particulièrement riche et a enregistré des voix de grand renom, comme vous pourrez le constater sur leur site web : https://www.desfemmes.fr/livres-audiodvd/la-bibliotheque-des-voix/

 Si vous souhaitez participer, merci de vous inscrire en envoyant un mail à Virginie Tahar : virginie.tahar@u-pem.fr

 Espace Des femmes : 35 rue Jacob, 75006 Paris, métro Saint-Germain-des-Prés.

17 octobre 2017

Atelier D’Ada Lovelace à Valérie Beaudouin.
Femmes et numérique : Une chance pour la visibilité ?


Université Paris-Est Marne-la-Vallée,
Auditorium de la BU Georges PEREC

14h-17h30

Atelier organisé par Caroline Trotot, Philippe Gambette et Virginie Tahar

  • 14h00 : Ouverture par Caroline Trotot et discours introductif de Gilles Roussel
  • 14h20 : Ada Lovelace et son contexte
    • 14h20 : Marie-José Durand Richard, La contribution d’Ada Lovelace (1815-1852) à The Analytical Engine de Charles Babbage (1791-1877) : approche contextuelle.
    • 14h45 : échanges avec la salle, animés par Caroline Trotot
  • 14h55 : Femmes, art et informatique
    • 14h55 : intervention de Valérie Beaudouin
    • 15h20 : vidéo de Vera Molnar, introduite par Gaëtan Robillard
    • 15h50 : échanges avec la salle, animés par Virginie Tahar et Gaëtan de Robillard
  • 16h10 : Femmes et numérique en entreprise
    • Table ronde animée par Sandra Vié et Philippe Gambette avec :
      • Paola Paci (chargée de communication chez Social Builder)
      • Pauline Iogna (développeuse Java et membre de Duchess France)
      • Hy-Tsoung Chang (responsable technique mobile et responsable data / algorithmes à OuiCar)
  • 17h-17h30 : Cocktail et contacts avec les intervenantes

Pour découvrir Ada Lovelace :

https://www.franceculture.fr/emissions/la-marche-des-sciences/ada-lovelace-lady-de-l-informatique

Pour en savoir plus sur Valérie Beaudouin :

Valérie Beaudouin (née en 1968) est chercheuse en sciences sociales à TélécomParisTech. Elle est spécialiste des outils et méthodes pour l’analyse automatique des textes. Ses recherches portent sur les mutations liées au numérique, en particulier dans le domaine de la culture et de la littérature. Elle a mis au point avec François Yvon le « métromètre » qui permet d’analyser le rythme de l’alexandrin français. Elle a publié en 2002 un ouvrage intitulé Mètre et rythme du vers classique. Corneille et Racine qui analyse un ensemble de 80 000 vers de Corneille et Racine à partir de méthodes de linguistique informatique, afin d’y étudier les relations entre le mètre et le rythme.

Elle est l’une des cinq femmes membres de l’Oulipo depuis la création du groupe, qui l’a cooptée en 2003. Elle explore dans ce cadre des formes de création poétique sur support vidéo. Elle est aussi responsable du site web de l’Oulipo et de ses finances.

Programme Visibilité, invisibilité des savoirs des femmes
Contacts : caroline.trotot@u-pem.fr, philippe.gambette@u-pem.fr, virginie.tahar@u-pem.fr

Programme Visibilité, invisibilité des savoirs des femmes
+ d'informations sur http://femmesavoir.hypotheses.org

Contacts : caroline.trotot@u-pem.fr, philippe.gambette@u-pem.fr, virginie.tahar@u-pem.fr

Jeudi 12 octobre 2017

 Atelier Métamorphoses botaniques


14h - 19h
École nationale vétérinaire d'Alfort,
7 Avenue du Général de Gaulle, 94700 Maisons-Alfort
Amphi Fragonard (anciennement Blin)

 

 

Organisatrices : Sandrine Haon et Gisèle Séginger

 

Programme

14 h - 14 h 30 Étienne Bâcle (responsable du jardin botanique de l'EnvA) " Métamorphoses animales et végétales "

14 h-30 - 15 h 30 Visite guidée du jardin de l'EnvA : les métamorphoses du jardin depuis la création de l'École.

16 h - Nathalie Vuillemin (Université de Neuchâtel), " Les dangers de la métamorphose "

 On abordera " les dangers de la métamorphose " sous un double point de vue : plusieurs savants entre la fin du XVIIe siècle et le milieu du XIXe se sont interrogés sur le sens qu'il fallait attribuer au terme de métamorphose, et sur la réalité même du phénomène. Swammerdam, Linné, Goethe évidemment, Auguste-Pyrame de Candolle, Auguste de Saint-Hilaire et bien d'autres, utilisent le terme, non sans émettre quelques doutes quant aux conséquences épistémologiques et méthodologiques d'une acception trop littérale, ou au contraire trop métaphorique, de l'idée de métamorphose. On envisagera donc la manière dont ce terme est travaillé par la science des années 1670-1840. Parallèlement, il s'agira de montrer en quoi l'objet " métamorphoses ", entre sciences naturelles, art et littérature, peut être " dangereux " pour le chercheur d'aujourd'hui. Le fort potentiel poétique de cette thématique fait souvent oublier combien les considérations - scientifiques notamment - qui en permirent une théorisation étaient complexes, ancrées de manière parfois très spécifique dans les époques où elles virent le jour, et combien elles sont, par conséquent, difficilement accessibles pour nous. L'exposé ne prétend en aucun cas énumérer ou décrypter les différentes acceptions de la métamorphose, mais questionner la notion, ses zones d'ombre, et ouvrir quelques pistes pour une réflexion commune.

 

17 h - Dominique Brancher (Université de Bâle) " Métempsychoses, métensomatoses et métaphorimoses végétales (XVIe-XVIIe siècles) " : une mise en crise catégorielle ? "

Dans son De Vegetalibus, Albert le Grand se défend de classer les végétaux en vertu de l'insaisissable mutabilité de leurs formes - trop faible et velléitaire, l'âme végétale ne peut en effet assurer une forme fixe aux substances qu'elle anime : " l'âme sensible forme et distingue plus que l'âme végétale ". Cette versatilité ontologique est pleinement exploitée dans le Quod nihil scitur (1581) du médecin et philosophe Francisco Sanchez, où le vivant apparaît comme un lieu en perpétuelle mutation. Il devient impossible de classer les espèces aussi bien animales que végétales. Non seulement les états successifs d'un même être hypothèquent toute possibilité d'en fixer l'identité (la " nature intermédiaire " obtenue par l'insertion d'un greffon sur un plant, les métamorphoses d'une plante en une autre - froment en ivraie, seigle en avoine), mais le passage d'une génération à l'autre ne garantit pas non plus la permanence de l'espèce. Sanchez égrène alors les perles d'un plantaire merveilleux : feuilles irlandaises muées en poissons ou en oiseaux, etc.

Vendredi 6 octobre 2017

 

Atelier Susan Sontag - Création féminine, intermédialité et action


Université Paris-Est Marne-la-Vallée
Auditorium de la bibliothèque Universitaire Georges Perec

14h-16h30


Atelier organisé par Caroline Trotot
Affiche

Béatrice Mousli, USC (Université de Californie du Sud), « Susan Sontag, Annie Leibovitz, Women : création, genre et identité féminine ».
 En 1999, à l’initiative de sa partenaire Susan Sontag, la photographe Annie Leibovitz publie une sélection des portraits de femmes qu’elle a réalisé dans les vingt années précédentes. Dans l’essai qui figure en préface à Women, Sontag livre une nouvelle réflexion sur ce que veut dire être femme à la fin du vingtième siècle, sur l’influence du genre sur la destinée féminine, et tout particulièrement sur le rôle que la photographie joue depuis la fin du 19e dans  la représentation des femmes.
“Une photographie n’est pas une opinion. Ou bien si?” est le dernier texte que Susan Sontag (qui disparaîtra cinq ans plus tard) publie sur le sujet. Le lire à la lumière des essais (et de certains de ses romans) qu’elle a publiés au long de sa vie est une exploration de l’évolution de la question du genre au vingtième siècle et son rôle dans la production créative féminine.

Antonia Rigaud, Paris3-Sorbonne Nouvelle, « Juxtapositions et confrontations radicales: Susan Sontag et le happening ».
Dans son article “Happenings, art des confrontations radicales” publié en 1962, Susan Sontag propose une définition du happening qui repose sur deux éléments essentiels : le happening comme fruit d’une collaboration artistique, comme juxtaposition de voix et de corps, et le happening comme mise en place d’une confrontation entre l’artiste et son public, d’une violence exercée sur le spectateur. L’article, initialement intitulé en anglais “Happenings: an Art of Radical Juxtapositions” mais traduit en français par la notion de “confrontation” repose autour d’une vision conflictuelle mais aussi syncrétique de cette nouvelle forme d’art.
Je souhaite revenir sur la double lecture que fait Sontag du happening afin de mettre en avant le rôle qu’elle a joué dans l’histoire de l’art et des idées aux Etats-Unis au tournant des années 60-70 : essayiste à succès dont les écrits ont porté sur nombres d’oeuvres issues de collaborations d’artistes essentiellement masculins, ce que dit Sontag de ces nouvelles pratiques, concernant la place du corps et la création d’un public actif dans la réalisation de l’oeuvre notamment, prépare le terrain pour les pratiques artistiques féministes des années 1970.

Présentation de SUSAN SONTAG (New York, 1933- New York, 2004)
La figure de l’intellectuel(le) telle qu’on la connaît en France est quasi inconnue aux Etats-Unis. Philosophes et littéraires appartiennent à l’université, et sont rarement amené à parler en dehors des murs de l’académie, à l’exception de deux figures qui ont retenu l’attention internationale, à savoir Edward Saïd et Noam Chomsky, qui ont su quitter leur chaire pour faire entendre leur voix dans le débat public. Susan Sontag a donc eu depuis ses premiers écrits une place à part : à l’écart des institutions, indépendante et le plus souvent perçue comme rebelle, elle a été une observatrice et une critique à la plume acérée. Rien ne lui a échappé, du Vietnam à Sarajevo, de l’évolution de l’art photographique à la peinture, de la littérature au cinéma, de la philosophie à la réflexion sur le SIDA. Et elle est tour à tour romancière, critique littéraire, philosophe, auteur de théâtre, cinéaste : à chaque genre elle trouve sa fonction, sa nécessité.

Et très rapidement elle se construit une image, celle d’une femme qui regarde l’objectif en face, une icône du «bien pensé» américain. Cette image se surimpose à tous ses textes lui attribuant un snobisme qu’elle n’a pas dans la vie de tous les jours, lui donnant un statut qui est loin d’être le sien. Aux lecteurs du New York Times, de Vogue, du New Yorker, Sontag apparaît comme implacable, détentrice d’une vérité

Si sa thèse de philosophie n’avança guère lors de la première année qu’elle passa à Paris (1957-58), ce séjour initial marqua à jamais sa trajectoire intellectuelle : elle découvre Simone de Beauvoir, Alain Resnais, Nathalie Sarraute, Roland Barthes, Jean-Luc Godard, Simone Weil, Jean-Paul Sartre, Albert Camus, Michel Leiris, Eugène Ionesco, Elle se lie d’amitié avec certains, s’exerce à admirer d’autres, et tire un immense bénéfice de cette année de formation, qui se traduira par l’audacieux recueil d’essais Against Interpretation qu’elle publiera en 1961. Dès lors, Susan Sontag est aussi un messager, un pont entre les deux rives de l’Atlantique, et Paris devient, comme le rappelle son fils, « son deuxième foyer ».

Discrète quand il s’agit de sa vie privée, elle ne cachera pourtant pas sa bisexualité, qui deviendra publique après sa mort grâce aux photographies de sa dernière compagne, Annie Leibovitz. Féministe militante, mère et amante, Sontag ouvrira aussi dans ces domaines des voies nouvelles, tout comme elle lèvera les tabous sur la maladie et la mort, écrivant ouvertement sur ses cancers, des réflexions qui transcenderont le personnel pour devenir une réflexion essentielle sur la maladie et ses métaphores, et refusant au moment de sa mort de se résigner, d’adopter l’attitude du sage face à l’inévitable, se battant au contraire jusqu’au bout contre ce qu’elle vivait comme une injustice suprême.

Plus que n’importe quel texte, la tombe de Susan Sontag au cimetière du Montparnasse témoigne de la place qu’elle occupe au cœur de la pensée française. Elle repose parmi ceux qu’elle a tout particulièrement chéris – la tombe d’Emile Cioran est à quelques pas de la sienne, tout comme celle de Beauvoir ou Beckett – mais surtout, comme le rappelle son fils à qui il est revenu de prendre cette ultime décision et de « rapatrier » la dépouille de sa mère de Manhattan à Montparnasse : « Paris était aussi un second foyer pour nombre de ses amis, et à mon sens, les tombes sont faites pour les vivants – si elles sont faites pour quoi que ce soit. »

Depuis longtemps je me passionne pour les relations transatlantiques, pour ces intermédiaires qui ont su traduire sur chaque rive la culture de l’autre, et qui ont participé à cette pollinisation réciproque entre les Etats-Unis et la France. La période des années vingt et trente est celle qui a d’abord retenue mon attention, et on en trouve trace dans nombre de mes travaux. Mais à la suite de banales circonstances personnelles – mon emménagement à Los Angeles il y a dix ans notamment - j’ai commencé à étudier ces échanges aujourd’hui. Et le résultat le plus immédiat a été une série de publications autour des notions de regard, de clichés, de vision croisées, pour tenter de comprendre les mécanismes, les réseaux et les volontés qui sous-tendent cette circulation des idées et des hommes, en littérature bien entendu, mais aussi en architecture et urbanisme, en histoire, en sociologie et dans le monde des arts visuels. Au-delà ce qu’elle représente dans ce contexte, Sontag est aussi un de ces auteurs comme je les aime, éclectique, curieuse, qui comme Larbaud, Jacob et Soupault, pensait que la littérature, l’écrit, l’art avaient un rôle décisif à jouer dans une société où la pensée ne devrait pas connaître de frontière.

Susan Sontag avait elle-même disposé de ses archives, les déposant à la bibliothèque de l’Université de Californie à Los Angeles, où elles sont libre d’accès. La bibliographie critique la concernant est importante, mais il n’existe jusqu’ici qu’une biographie partielle publiée en 1999 (et très partiale, insistant beaucoup sur sa vie privée et comparativement peu sur le développement de sa pensée). Son fils a créé en son nom une fondation qui s’est donnée pour mission d’aider de jeunes artistes, et il est lui-même l’éditeur de certains papiers intimes, notamment ses journaux, documents d’archives qui font partie du dépôt de UCLA. En France, les œuvres de Susan Sontag sont publiées par les éditions Christian Bourgois, Dominique Bourgois étant son éditrice.

Béatrice Mousli